Jean-Louis LATOUR

Né le 25 mai 1935 à Morlaix (Léon-Trégor), Jean Louis-Latour est issu d’une famille citadine, de marins (XIXème), militaires et commerçants. Marié à Marie-Christine il est père de quatre enfants, Kireg, Gaëlle, Nolwenn et Anaïg.

Il est profondément marqué par la guerre de 39-45 où son frère aîné, alors âgé de 17 ans, est blessé. En janvier 1943, une bombe tombe sur son école de Morlaix et provoque la mort de 40 enfants. Très traumatisé par cet événement ses parents décident de l’envoyer dans une ferme de Plouëgat-Guerrand où il s’imprègne totalement du breton. En octobre 1945, à Redon, il découvre le gallo, avant d’obtenir son bac Philo à Nantes. Effectuant son service militaire en 1957/60 à la FNSEA comme formateur pour les « Français de souche nord africaine », il y approche la culture musulmane.

Signataire en 1957 du POB (Projet d’Organisation de la Bretagne), il adhère au MOB avant d’intégrer l’Education Nationale comme conseiller d’éducation. En 1960, il rencontre Albert Poulain avec qui il fait équipe pendant de nombreuses années, collectant et chantant les textes qu’ils recueillent au fil de leurs rencontres. Il chante ainsi en festoù-noz et concerts jusqu’en 1985 (réalisation du premier disque de chants traditionnels gallos du Pays de Redon). De 1965 à ce jour il est, parallèlement, militant d’action touristique (président de l’OTSI de Redon pendant 13 ans). Il a obtenu la médaille d’argent du tourisme pour la défense de l’idée bretonne et sa culture.

Secrétaire de Kendalc’h en 1965, il participe à la construction du centre Ti Kendalc’h en tant que responsable bénévole avec sa femme Marie-Christine. En 1985 il prend la présidence de Kendalc’h et entre au Conseil Culturel de Bretagne dont il deviendra président, succédant à Per Denez, de 1993 à 2003. Il intègre le Conseil Economique et Social en octobre 1998 en tant que représentant de la culture. Il nous quitte le 6 juin 2017.

Il a reçu le Collier de l’Hermine en 2003 à Saint-Malo.

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