Yannig BARON

Né dans une famille nombreuse de l’île de Groix, il découvre très jeune l’histoire de Bretagne et apprend, à 14 ans, à jouer de la bombarde.

Engagé dans la Marine, qu’il quitte en 1960, il retrouve de nombreux Bretons à Toulon, puis à Marseille, où il s’occupe du festival des Bretons du Midi et fait venir du pays de nombreux artistes. Parallèlement, il y crée une section du MOB et milite contre la guerre d’Algérie. En 1970, de retour en Bretagne, il anime, aux côtés de Yann Goasdoue, le foyer de Menez Kamm, qui devient alors un lieu essentiel de la vie culturelle bretonne. Installé à Vannes, il s’investit dès 1978 dans la lutte pour la création d’une école Diwan, mais c’est un échec. Tenace, menaçant de faire la grève de la faim, il arrache en 1988 la création d’une classe à Brec’h dans la filière bilingue de l’enseignement public. A la même époque, à Groix, l’exposition et les manifestations qu’il consacre à son grand cousin Yann-Ber Kalloc’h rencontrent un immense succès. Entré à l’UDB la même année, il se présente alors à plusieurs élections locales. Constatant et déplorant le déficit d’enseignement du breton dans l’enseignement catholique, il met sur pied (avec d’autres militants dont sœur Anna Vari Arzur dans le Finistère), l’association Dihun dont il est le président jusqu’en 2010 : l’enseignement catholique dispose désormais de 49 filières regroupant 3300 enfants dans toute la Bretagne. Après une nouvelle grève de la faim de 38 jours en 1990, il obtient la création de stages de formation de longue durée dans l’enseignement public. En 1995, il utilise encore ce moyen de désespoir, avec une douzaine d’autres personnes, pour exiger la signature par la France de la Charte européenne des langues minoritaires. La même année, il imagine et met en place une formation spécifique au sein de l’Université Catholique de l’Ouest : c’est elle qui prépare aujourd’hui la majorité des enseignants bilingues de la filière. Il est aussi à cette époque co-fondateur, à Carnac, de l’association « Menhirs libres ». En 1998, il entame une troisième grève de la faim pour obtenir plus de postes dans l’enseignement bilingue. En 2000, le titre de Breton de l’année lui est décerné par Armor magazine.

Il a reçu le Collier de l’Hermine en 2004 à Chateaubriant.

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