Tous les articles par Institut

Remise des prix du concours de stylisation de l’Ajonc à Saint DERRIEN (29)

Saint-Derrien.
École Saint-Yves.
Deux écolières lauréates.

Au centre, Amélie PAGE et Juliette KEROUANTON ont reçu leur récompense individuelle
et la récompense collective pour l’école.

Sous l’impulsion de l’Institut culturel de Bretagne, les élèves de l’école Saint-Yves  ont concouru pour la stylisation de l’ajonc, emblème qui représente la Bretagne. Chose rare, deux écolières d’un même établisement scolaire et habitant la même commune ont su par leur talent artistique décrocher la 2ème et le 3éme place parmi les 117 œuvres présentées jusqu’au 16 février dernier dans la catégorie enfant. L’Institut culturel de Bretagne situé à VANNES est venu spécialement, vendredi 6 avril rendre visite aux lauréates en les personnes de Alan VIAOUET secrétaire, Éric PIANEZZA-Le PAGE, trésorier et Roland MOGN, administrateur. Ce dernier a pris la parole en breton en expliquant que son propre père, natif de Saint-Derrien, a fréquenté cette même école en 1921 et il lui avait été interdit, comme à tous ses camarades, de parler breton dans l’école. C’est donc un bel hommage et un clin d’œil que permet Roland MOGN, botaniste, docteur en langue celtique, qui fut également le tout premier enseignant en langue bretonne. Ce vendredi 6 avril, Saint-Derrien est devenu, pendant un  temps, le centre de la Bretagne.

Le Télégramme

La Bretagne : une province étrangère, le 6 avril à 20h.30 à Plonevez-Porzhay (29)

Depuis 1532, la Bretagne a perdu son indépendance, mais reste autonome. Le Parlement gére la Provinve, sa fiscalité, son armée. Le commerce maritime, la Course et la Royale développe l’économie bretonne Mais les ingérences du pouvoir royal, les tentatives de fiscalisation jettent le trouble en Bretagne. Un vent nouveau se lève, un esprit de libération avec les prémices de la Révolution…

Cette conférence sera assurée par Alan VIAOUET, responsable de la section Histoire de Skol-Uhel ar Vro/Institut Culturel de Bretagne.

Mont da welout Foeon ar Glenan e Brezhoneg

D’ar 7 a viz Ebrel e vo aozet gant Skol-Uhel ar Vro ar veaj eus Konkerne betek an inizi Glenan da vont da welout Foeon ar Glenan. Ambrouget e vo ar weladenn gant daou arbennigour : Roland MOGN ha Patrick DREAN. An displegadurioù ganto a vo e brezhoneg hepken, e KLT hag e Gwenedeg.

N’eus nemet ul lec’h er bed ma vez tu da welout ar foeon-se e bleuñv : Enez Sant Nikolaz. An teir enezenn all ma kreskont ivez eo difennet rik mont warno. Mirva Naturel Enez Sant Nikolaz zo 1,53 hektar dezhañ e lodenn reter an enezenn. An douaroù zo bet prenet gant Kuzul Departamant Penn-ar-Bed.

Da zeiz ar veaj, soñjit mat erruout tri c’hardeur pe muioc’h a-raok eur al loc’hañ evit kaout amzer da vont da gemer ho pilhejoù ha da gaout ur plas mat er vag.

Mont da Enez Sant Nikolaz a bad un eurvezh ma vez brav an amzer. Dont en-dro : un eurvezh c’hoazh. Pourmen war an enezenn : div eurvezh. Moien ‘vo d’ar re diaes dezho bale ha d’ar vugale vihan ober an droiad hep poan : ur wenodenn e koad zo bet lakaet war an tuniennoù ha n’eo ket gwall-hir tro an enezenn, ken bihan ma’z eo.

Soñjit ervat emwiskañ diouzh an amzer : botoù bale, dilhad ouzh an avel hag ouzh ar glav, lunedoù ha togoù ouzh an heol, diouzh ezhomm. Degasit ganeoc’h gevellunedoù ha peadra da dennañ skeudennoù ivez.

KENDASTUMAD :

Ar vag a loc’ho da 1 eur G.M. rik d’ar 07 a viz Ebrel. Emgav e porzh Konkerne da greisteiz hanter pep a vilhed gantañ pe ganti.

Dalc’hit ho pilhejoù adalek bremañ en ur bellgomz d’an niverenn 02.98.50.72.12 (niverenn burev Konkerne eo) hag en ur resisaat “groupe de l’Institut Culturel de Bretagne” a-benn kaout ar priz izel. Roet e vo deoc’h un niverenn-amberzhañ dre SMS. Ret e vo resisaat an niverenn-se e burev Konkerne a-benn kaout ho pilhed(où) pa’z eoc’h da baeañ. Na baeait ket dre ar rouedad ma ne vez priz izel ebet.

Anv ar veaj : “Évasion sur l’île Saint Nicolas”

Prizoù evit Skol-Uhel ar Vro :

  • Tud a oad gour –                      28.80 €              e-lec’h 36.00 €
  • Yaouankizoù 13-17 vloaz –  25.60 €              e-lec’h 33.00 €
  • Bugale 4-12 vloaz –                 14.40 €              e-lec’h 18.00 €
  • Babiged 0-3 bloaz –                   5.60 €                e-lec’h 7.00 €

 

Résultat du concours de stylisation de l’ajonc

Le samedi 3 mars 2018, le jury s’est réuni pour désigner les lauréats du concours de stylisation de l’Ajonc, plante emblème de la Bretagne.

Le jury était composé de six membres :

  • Monig LOOSEN-BARON, professeur d’Arts-Plastiques en collège et lycée en Morbihan, organisatrice du concours ;
  • Elisabeth WELTER-NICOL, artiste peintre du Morbihan ;
  • Jacky FLIPPOT, élu municipal en Loire-Atlantique ;
  • Roland MOGN, botaniste de Loire-Atlantique, organisateur de la consultation ayant désigné l’Ajonc comme plante emblème de la Bretagne ;
  • Eric PIANEZZA-Le PAGE, membre du bureau de SUAV, Finistère ;
  • Alan VIAOUET, membre du bureau de SUAV, Morbihan.

Nous avons reçu 117 œuvres. Les lauréats sont :

  • Enfants jusqu’à 12 ans :
    • 1er prix : Youna JEANNES de Grand-Champ ;
    • 2ème prix : Juliette KEROUANTON de Saint-Derrien ;
    • 3ème prix : Amélie PAGE de Saint-Derrien.
  • Jeunes de 12 à 18 ans :
    • 1er prix : Maela JEANNES de Grand-Champ ;
    • 2ème prix : Kassandra ZILLIOX de Landivisiau ;
    • 3ème prix : Charlène COQUARD de Nivillac.
  • Adultes :
    • 1er prix : Mikael CHAUSSEPIED du Relecq-Kerhuon ;
    • 2ème prix : Yves CLECH de Quimperlé ;
    • 3ème prix : Mitte FROMENT de Surzur.

La remise des prix se tiendra le 10 mars 2018 à 15h. dans les locaux de :

Ti ar Vro – 3 rue de la  Loi – 56000 VANNES.

dans le cadre du vernissage de l’exposition des principales œuvres  proposées lors de ce concours.

Kamellia e Breizh : conférence le 2 mars

Kamellia e pep liorzh e Breizh

Il s’agit d’un livre écrit par un collectif de passionnés de camellia et édité par Institut de documentation Bretonne et Europééenne. (IDBE).

Servane HUONIC (directrice de l’IDBE) et Mikael KORLAY (passionné de caellia) nous présenteront ce livre.

Le camellia, une plante très fréquente en Bretagne, mais :

  • Qui sont les acteurs en Bretagne ?
  • Quelles sont les variétés bretonnes ?
  • Où peut-on voir des caméllias ?

Servane et Mikael répondront à toutes ces questions et aux vôtres lors de la conférence de l’Hermine du 2 mars 2018 à 20h 30 dans la salle municipale de Plonevez-Porzay

Obidou Claudine Mazéas

Mignoned ker
an dristidigezh hon eus d’ho kelaouin eman aet da anaon Claudine Mazéas.
anavezet mat evit he labour dispar tro dro sonerezh Breizh
Lidet e vo he obidou dilun 22 e pennilis Gwengamp da 14 eur 30

Chers amis
Nous avons la tristesse de vous faire part du dècès de Claudine Mazéas
bien connue pour son travail remarquable concernant la musique bretonne
Ses obsèques seront célébrées lundi 22 à la basilique de Guingamp à 14 h 30

L’État breton (851-1532) : conférence le 2 février à 20h30 à Plonevez-Porzay

Même si la victoire de Nominoe sur le roi carolingien Charles II, le 22 novembre 845 à Ballon, est considérée par beaucoup comme l’acte fondateur de l’indépendance de la Bretagne, aucun document n’atteste ce fait.

Le traité d’Angers, en septembre 851, reconnaît le royaume de Bretagne et en fixe les frontières, qui resteront inchangées jusqu’en 1941.

L’indépendance sera perdue par l’Édit du Plessis-Macé du roi de France François Ier en 1532.

Alan VIAOUET, membre du bureau de Skol-Uhel ar Vro-Institut Culturel de Bretagne et président de la section “Histoire” de l’Institut, nous présentera, au fil des évènements marquants de cette période, l’histoire de la Bretagne souveraine.

Il évoquera la naissance du royaume de Bretagne, les incursions vikings, les premiers ducs souverains, la guerre de succession de Bretagne (1341-1365), l’âge d’or de l’indépendance et la perte de la souveraineté. Mais il mettra également en lumière la place de la Bretagne dans le concert international de cette époque.

Quelle démocratie désirons-nous ? Conférence SUAV le 5 janvier à Plonevez-Porzay

Dans le cadre des Conférences de l’Hermine de Skol-Uhal ar Vro,
le 5 janvier 2018 à 20h.30, salle communale à Plonevez-Porzay (29) :

Qui décide en démocratie ? De combien de personnes dépendent les décisions qui concernent l’ensemble des citoyens et de la société ? La démocratie pâtit aujourd’hui de l’abstention croissante des élcteurs lors des consultations et du désenchantement des élus de base. Dans un contexte de risque de déficit démocratique et de l’érosion de confiance dans les institutions, la démocratie directe peut-elle devenir une réponse à la crise de la démocratie représentative ?

Fondé en 2008, le Cercle Pierre Landais, cercle de réflexion sur les institutions et les politiques publiques s’est finalement confronté à ces questions fondamentales et préalables à toute construction d’un avenir sur la base d’un consensus. Son président Yves Mervin livrera ses constats sur ces sujets, plus largement les liens entre démocratie directe, séparation des pouvoirs et subsidiarité, ainsi que les liens entre démocratie, liberté et bien-être économique et social.

Bilan des Veillées I.C.B. de Novembre 2017

Nouveau succès des Veillées contées de l’Institut Culturel de Bretagne


Les Veillées Contées de l’I.C.B. ont eu encore leur petit succès ! Même si leur nombre reste toujours en dessous de ce qu’il pourrait être nous ne pouvons qu’être heureux de ces petits moments de bonheur qui rassemblent les gens. Il suffit, pour s’en persuader d’écouter ce que nous en dit J-Pierre Quirion, l’ami-conteur de Loire-Atlantique :

« Il y avait un public très varié et très intéressé. Nous étions deux conteurs. Une femme a conté une très belle anecdote et un homme a proposé des textes qu’il écrit. Nous avons beaucoup parlé ensuite autour d’un verre, de contes et de beaucoup d’autres choses…

Je trouve que c’est une bonne retombée de ces quelques années de veillées. Ce qui est intéressant c’est que ce sont des veillées qui sont autonomes et qui sont reconduites d’année en année avec des organisateurs fidèles Je pense que ça veut dire que le bouche-à-oreille fonctionne, ou que l’ICB a fait de la communication »

Voici les lieux où ont été organisées les Veillées Contées de l’I.C.B. ce mois de novembre 2017
.- Association de Conteurs Tucozmael à Coat-Meal et à Bohars dans le Finistère le 31 octobre

.- Au Comptoir Gâvrais à Gâvres dans le Morbihan le 4 novembre

.- Chez mamm soaz à Riantec dans le Morbihan le 9 novembre

.- Association des Conteurs de St-Pierre Quiberon, Morbihan

.- Association de conteurs Brocélia à Meslan dans le Morbihan le 24 novembre

.- Association Il Etait Une Fois à Lorient dans le Morbihan le 26 novembre

.- Chez Yvonig à Guipronvel dans le Finistère le 29 novembre

.- Chez Jean-Pierre Quirion à Boué en Loire-Atlantique
Et sous la houlette de J.-Pierre Quirion :
27 octobre, Herbignac -11 novembre, Chateaubriant – 12 novembre, Saffré –
14 novembre, Saint-Herblain – 18 novembre, Savenay – 18 novembre, Beslé –
19 novembre, Guénouvry – 23 novembre, Nantes – 24 novembre, Guenrouet

**********

Tant qu’il y aura quelqu’un pour dire « et alors » ? Il y aura toujours des conteurs !

**********

Conférence de Thierry JIGOUREL : «Druides»

Dans le cadre des conférences de l’Hermine, le 03 novembre, conférence sur les Duides.
Salle Communale de Plonevez-Porzay ( près de l’église) à 20h. 30.

 Les druides … tour à tour , ils intriguent et fascinent . D’autant  que sur eux , longtemps , on a su peu de choses . Pour la bonne raison qu’ils ne confiaient  à l’écrit ni leur savoir  ni leur enseignement .   Non  qu’ils l’ignorassent , mais pour  eux   les signes   étaient coupables de figer une pensée  qui, selon leur philosophie , se devait d’être perpétuellement dynamique .  Ils utilisaient l’écriture grecque pour les  comptes .  Et réservaient les oghams , l’écriture sacrée  donnée par Ogmios , le dieu aux liens,  aux rituels de la divination .

Oui, qui  étaient-ils  , ceux que l’on a longtemps considérés comme les ” hommes du chêne” ,  en raison  de la parenté   entre druide et  dervos , le chêne en gaulois ? Qui étaient vraiment  ceux  dont on sait,  depuis les travaux de Dumézil, que le nom signifie en réalité les ” très savants ” ?   Quelles  étaient   leurs fonctions dans la société  celtique indépendante ?   Quelle était leur doctrine ?  Leur enseignement ? Leur philosophie ?   On a   vu dans la Guerre des gaules et  des textes irlandais , des druides chefs de  peuples et des druides guerriers . César affirme qu’ils pouvaient être aussi magistrats  et astrologues .  Avaient-ils d’autres  rôles ?

 Pratiquaient-ils la magie et,  comme les auteurs classiques l’ont affirmé , d’épouvantables sacrifices humains ?  Etaient-ils des sortes de shamanes ou  étaient-ils plus proches des brahmanes hindous ?   Quelle était la longueur de leurs études ? Le druidicat était-il ouvert  et accessible aux femmes ?

     D’où venait   l’institution druidique , et la doctrine des druides ?  Jusqu’à    quand les druides perdurèrent-ils ?  Et  pour quelles raison  disparurent-ils de l’Histoire ?

 Aujourd’hui,   ça  et là, on voit célébrer des mariages druidiques , des  ” baptêmes” druidiques , voire des  funérailles druidiques.   Pour quelles raisons l’homme  d’un XXI e siècle  matérialiste et désenchanté se tourne-t-il  vers les  ” très savants” et leurs descendants contemporains ?  Que recherchent-ils ? Qui sont  justement ces modernes enfants du chêne et du coudrier ?  Quels points  communs ont-ils   avec leurs  lointains ancêtres ?  Quel rôle  peuvent-ils avoir dans une société  vidée  de sacré et de spiritualité , dans une société  où le druide n’est plus associé  à la souveraineté ?

«Marie-Étienne PELTIER, capitaine corsaire de la République», le nouveau livre de Tugdual de LANGLAIS

Tugdual de LANGLAIS entraine ses lecteurs une nouvelle fois dans le monde maritime. Après la vie de L’armateur préféré de Beaumarchais, Jean Peltier Dudoyer, celui qui a aidé au transport de l’aide aux Insurgents américains et mené une vie passionnante jusque dans l’Océan Indien.

Dans ce nouveau récit, l’auteur nous fait suivre les aventures du fils de Jean Peltier, Marie-Étienne, capitaine au long cours, qui va devenir capitaine corsaire pendant la Révolution française.

Les Anglais seront ses premières prises et le hasard lui fera capturer un navire américain qui l’a agressé. Il se trouve ainsi être une des causes de la déclaration de la “Quasi-War” (Quasi-guerre) entre la France et le pays dont son père avait soutenu l’indépendance, les États-Unis.

Capturé lui-même plusieurs fois par les Anglais, il rentre toujours rapidement en France, sans doute grâce à son frère Jean-Gabriel, journaliste contre-révolutionnaire qui travaillait pour le Foreign Office à Londres… et représentait le premier roi d’Haïti auprès de Georges III d’Angleterre ! Période difficile à vivre, où les familles sont divisées.

La course le mènera dans l’Océan Atlantique Sud et à Saint-Domingue. Son goût de l’aventure lui fera rejoindre ensuite l’Océan Indien, comme son père, et même les Indes danoises. Madagascar verra la fin de cette vie passionnante.

Tugdual de Langlais, qui a vécu quelques années à Madagascar, est allé pour ses recherches en Angleterre, en Hollande, aux Canaries, aux Antilles, au Cap de Bonne-Espérance, à l’île de la Réunion, et à plusieurs reprises à l’Île Maurice. Il nous offre ici une recherche particulièrement bien documentée.

Patrick VILLIERS

Ce livre fait   240 pages, avec des illustrations en couleurs, édité chez Coiffard à Nantes, au prix de vente public de 27,50 €uros.

Présentation du film et du DVD : «Anna Breizh 2014» à Blain le 4 novembre

Le Comité Anne de Bretagne ainsi que Rémy et Nicolas Vallais ont le plaisir de vous inviter le samedi 4 novembre à 13h30 au cinéma Saint Laurent 9 rue du 11 novembre à Blain à la présentation du film Anna Breizh 2014 relatant la commémoration des 500 ans de la disparition d’Anne, dernière duchesse souveraine de Bretagne.

Cette projection en salle sera suivie d’échanges et d’un vin d’honneur. Le DVD du film sera disponible sur place au prix de 20 € TTC.

Le nombre de places étant limité, merci de nous indiquer très rapidement le nombre de places souhaitées ainsi que le nombre de DVD que vous souhaitez acquérir.

Réponse à: remi@remivalais-production.com ou au 06 83 04 34 69

Suppression des emplois aidés et fausses économies

La culture ?…

A quoi cela peut-il bien servir ? Est-elle utile pour les besoins primaires de l’individu (manger, se loger, dormir…) ? Permet-elle de gagner du pouvoir, de gagner des guerres ? Non !

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon pistolet » comme le dit la formule prêtée à Bismarck, Goering et autres grands humanistes.

Au mieux, on lui concède d’apporter « un supplément d’âme »…

Mais dans tous les cas de figure, elle reste pour les gouvernants la variable d’ajustement dans le budget de laquelle on peut puiser quand il s’agit de boucler les fins de mois, de minimiser l’impact des incuries diverses accumulées par tous les gouvernements. Et puis, c’est quand même plus facile à mettre en cause que les propres dysfonctionnements de l’Etat lui-même !

Et pourtant, si la culture n’est pas essentielle aux besoins primaires de l’Homme, ne serait-elle pas vitale pour l’Humanité ? Ne dit-on pas (parfois !) que la civilisation, c’est l’art de vivre ensemble.

Qu’est-ce qui coûte le plus cher ? Les emplois aidés ou les désordres générés par la négligence du Vivre ensemble… La Bretagne est une terre de vie associative intense, la première région de l’Hexagone en matière d’ONG, sans doute la première en enseignement et pratique populaire de la danse et de la musique. Et, dans ces associations, qui fonctionnent essentiellement par le bénévolat et les contrats aidés, on y apprend à vivre ensemble, de manière naturelle, sans même éprouver le besoin de verbaliser sur la question (ce que les beaux esprits appellent mixité sociale, échanges inter-générationels, intégration, tolérance, civisme, entraide). Qui fera le bilan comparé des économies sur les emplois aidés et des coûts issus du désoeuvrement des jeunes et de ses conséquences (destruction du matériel urbain, drogue, délinquance, déstructuration de la société ou simplement mal être…) ?

Le monde de l’économie a parfaitement su voir – lui – tout le profit qu’il pouvait tirer en utilisant les notions d’identité, de produit de terroir, de proximité locale, de qualité traditionnelle, de traçabilité, de nature. Il suffit de regarder les publicités de tourisme, grande distribution, agro-alimentaire… Et c’est tant mieux dans la mesure où cela est générateur d’emplois.

Mais l’identité et la culture ne sont ni innées ni éternelles si on ne les entretient pas. Cela suppose transmission, pratique, échanges.

D’une manière générale, ces fondamentaux se transmettent soit par la famille et la société, soit par les média divers, soit par l’enseignement. Dans une France toujours jacobine et qui ne sait pas faire la différence entre intégration et assimilation, qui prône aux autres les mérites de la diversité culturelle mais ne la respecte pas elle-même (y compris pour ses minorités autochtones), autant oublier média et enseignement publics. Ne reste donc, en gros, que la sphère privée et associative. Hélas ! La transmission familiale est souvent mise à mal avec la vie contemporaine (disparition de la famille élargie, familles monoparentales, omniprésence de la télé…). Et la fin des emplois aidés risque fort d’être également la fin d’une bonne partie des associations.

Et pourtant une vie associative et culturelle intelligemment soutenue est elle-même génératrice de richesses. Richesses culturelles, créations… bien sûr, mais aussi économiques. Ainsi la Bretagne est dans le top 3 des régions françaises en matière de destination touristique sans doute plutôt grâce à ses propositions culturelles et naturelles (architecture religieuse, festivals, sites préservés…) qu’à son soleil omniprésent. Elle est 2ème en matière de production bibliographique du fait du sentiment d’identité de sa population. Sa pratique musicale intense est source d’activités discographiques, son environnement et son caractère attire les cinéastes. Qui fera le calcul des emplois induits par ces activités culturelles qui elles-mêmes doivent une grande partie de leur existence au monde associatif… et aux emplois aidés !

Tout cela est tellement évident que nombre de politiciens locaux en sont à peu près convaincus.

Mais avant que les décideurs parisiens le comprennent, on risque d’avoir largement le temps de voir détruit ce qui a été construit avec un maximum de bénévolat et de conviction pendant 70 ans, dans la foulée des Cercles celtiques et bagadoù, du Celib et de la Charte Culturelle de Bretagne. Hélas ! Il sera alors trop tard…

Ou bien faut-il penser qu’il s’agit de la poursuite d’un plan cohérent d’éradication des cultures autochtones dans la foulée de l’abbé Grégoire, Ferry, de Monzie et consorts ?

Sans doute y a-t-il besoin de faire le tri. Certains emplois aidés (tels ceux de l’Etat ou des collectivités locales ou territoriales) sont en fait de service public et devraient relever de l’impôt. Mais dans ce domaine, comme dans bien d’autres, encore faudrait-il admettre qu’il n’y a pas une solution unique et identique à tous les problèmes, et à toutes les régions !