Archives de catégorie : Actualités

Bro Nevez (revue des bretons des USA) de mars 2019 est disponible en ligne

Bro Nevez est une revue en anglais donnant des informations sur la vie culturelle en Bretagne (Newsletter of the U.S. branch / International Committee for the Defense of the Breton Language).

Elle est réalisée par Lois Kuter, titulaire du collier de l’Hermine depuis 1995 en remerciement de son engagement pour la Bretagne, sa langue et sa culture. Une action qui est toujours d’actualité !

Pour consulter le numéro de mars 2019 : cliquez ici.

Les anciens numéros sont consultables à cette adresse.

13/04/2019 : Un devezh diwar-benn ar gwez-kamellia / Une journée sur les camellias

D’an 13 a viz Ebrel 2019 e vo aozet gant Skol-Uhel ar Vro un devezh diwar-benn ar gwez-kamellia.

  • 24 liorzh dreist war ar c’hamellia zo er bed-holl, tri e Breizh en o zouez : Naoned, ar Roc’h Ugu ha Park ar Brug. N’eus liorzh dreist all ebet er Frañs. Mont a raimp da weladenniñ div anezho (ar Roc’h Ugu ha Park ar Brug) rak n’emaint ket gwall-bell an eil diouzh eben.
  • 30 e vo niver brasa­ñ ar weladennourien evit an devezh-mañ. Enskrivet e vo da gentañ izili SUAV hag ar re o do pedet. E Park ar Brug e vo tu ober daou strollad-gweladenniñ, unan e brezhoneg gant Mikael Korle hag unan e galleg gant Fañch ar Moal.

Tremen an devezh :

  • Emgav da 10e00 war parklec’h Domani ar Roc’h Ugu e Pleuzal ma vimp degemeret gant François de Martel, e karg lec’hienn ar Roc’h Ugu,
  • 10e15 – 12e15: dizoloiñ hent ar gwez-kamellia (hag al liorzhoù all ma chom amzer ganeomp),
  • Ur c’hardeur da vont betek Pontrev,
  • 12e30 – 14e00: merenn e ti-debriñ « Le Quai 40 » (Ar c’hae 40),
  • 14e00 – Evir gweladennourien an endervezh : emgav e-tal an ti-debriñ « Le Quai 40 »,
  • Un hanter-eurvezh da vont betek Park ar Brug ma vimp degemeret gant Anna ha Fañch,
  • 14e30 – 16e30 : dizoloiñ liorzh Anna ar Bourdonneg ha Fañch ar Moal.

Botoù-bale vo mat evit an devezh.

Ret e vo bezañ enskrivet, evit ar gweladegoù hag evit pred merenn.

Em en skrivañ (posteloù hepken) ouzh roland.mogn@skoluhelarvro.bzh

Evit ar gweladegoù, resisaat mar plij pe e vo evit an devezh, pe evit ar beurevezh pe evit an erdervezh.

A-benn an 13 a viz Ebrel !

Roland Mogn & Servane Huonic


Le 13 avril 2019, l’Institut Culturel de Bretagne vous invite à une journée sur les camélias.

  • Il y a 24 jardins d’excellence de camélias dans le monde, dont trois en Bretagne : Nantes, La Roche-Jagu et Park ar Brug. Il n’y en a pas d’autres en France. Nous visiterons deux d’entre eux (La Roche-Jagu et Park ar Brug) qui ont l’intérêt de ne pas être très éloignés l’un de l’autre.
  • Le nombre maximum de personnes autorisées à participer à cette journée est de 30. La priorité sera donnée aux membres de l’ICB et à leurs invités. À Park ar Brug, il sera possible de faire deux groupes, un en breton avec Mikael Korle et un en français avec Fañch ar Moal.

Déroulement de la journée :

  • Rendez-vous à 10h00 sur le parking du domaine à la Roche Jagu à Ploëzal où nous serons accueillis par Monsieur François de Martel, responsable du site de la Roche Jagu,
  • 10h15 – 12h15: découverte du chemin des camellias (et les autres jardins s’il reste du temps),
  • Un quart d’heure de route jusqu’à Pontrieux,
  • 12h30 – 14h00: repas de midi au restaurant « Le Quai 40 »,
  • 14h00 – Pour les visiteurs de l’après-midi : rendez-vous devant le restaurant « Le Quai 40 »,
  • Une demi heure de route jusqu’à Park ar Brug où nous serons accueillis par Anna et Fañch,
  • 14h30 – 16h30 découverte du jardin de Anna le Bourdonnec et Fañch ar Moal.

Équipement : des chaussures de marche suffisent.

L’inscription est obligatoire, pour les visites et pour le repas de midi.

S’inscrire (mails uniquement) auprès de roland.mogn@skoluhelarvro.bzh

Pour les visites, préciser si c’est pour la journée, le matin seulement ou l’après-midi seulement.

Au 13 Avril !

Roland Mogn & Servane Huonic

L’appel de Marseille pour les libertés locales

Par Paul MOLAC :

J’ai assisté cette année au Congrès des régions de France, pour lequel j’étais d’ailleurs invité en tant qu’intervenant pour une table ronde sur les politiques en faveur des langues régionales. Ce grand rassemblement a été notamment l’occasion pour les trois principales associations d’élus en France (régions, départements, communes) de lancer un appel au Gouvernement pour une véritable politique en faveur de la décentralisation et des libertés locales. Je partage avec vous dans le lien ci-dessous cet appel que je soutiens. J’en ai aussi profité pour défendre les militants occitans qui ne souhaitent pas voir la Région Provence Alpes Côte d’Azur renommée “Région sud” mais tout simplement “Provence”.

Les Maires, les Présidents de Région et de Département ont lancé mercredi 26 septembre un appel solennel pour une relance de la décentralisation, lors du Premier Rassemblement des élus pour les libertés locales, conclu par le Président du Sénat Gérard Larcher. Ce Rassemblement inédit s’est tenu à la veille du 14e Congrès des Régions au Palais du Pharo à Marseille. Voici le texte de la déclaration de Marseille :

“Nous, élus de la République, unis dans la diversité de nos histoires et de nos sensibilités politiques, lançons aujourd’hui à Marseille un appel solennel pour les Libertés locales et constituons une association nous réunissant : les Territoires unis.

“Au moment où les peuples grondent, partout en Europe, contre leurs classes dirigeantes, où la capacité du Gouvernement à réformer le pays est mise en doute par les Français, la République des territoires, elle, n’a toujours pas été tentée en France.

“Tous les défis d’avenir de notre pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique et écologique, de la recherche d’un nouveau modèle agricole ou encore de la réindustrialisation de notre pays par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) supposent un puissant mouvement de décentralisation. C’est la force de tous nos voisins européens. C’est également au plus près du terrain, que se mènent au quotidien, avec nos collectivités et nos associations, la bataille contre la pauvreté, l’accompagnement des personnes les plus vulnérables, notamment handicapées, ou encore l’accès au logement et à la culture.

Notre pays meurt à petits feux de son ultra-centralisation. Que l’on ne s’y trompe pas, nous sommes d’authentiques républicains attachés à l’unité de notre pays, à ses institutions, mais nous ne pouvons plus accepter la prise de pouvoir et le mépris de plus en plus flagrant d’une technocratie, enfermée dans ses certitudes et coupée de nos territoires et de nos vies.

L’avenir de la France ne peut se résumer à quelques métropoles. Comme le disait Gaston Defferre, « la France est dans nos villes, dans nos villages. Elle aspire à tenir sa place, à être considérée, à jouer son rôle, à choisir son destin. Il est injuste et dangereux de la maintenir sous le boisseau, de l’empêcher de s’exprimer, de décider pour elle-même ».

Au plus près du terrain, des élus colmatent les fractures de notre pays, portent l’essentiel de l’innovation et de l’investissement publics, maintiennent une qualité de vie et répondent avec toujours moins de moyens aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le nombre inégalé de démissions de ces serviteurs désintéressés de notre pays doit aujourd’hui tous nous alerter.  Il est temps d’entendre leur demande de considération et de faire cesser les causes de leur découragement.

Loin d’être une quelconque menace pour la République, la décentralisation en est une des chances. Ce qui la mine, c’est l’ultra-concentration parisienne, ce sont les promesses non tenues d’un Etat thrombosé, c’est l’impression que l’avis des territoires ne compte pas, que les élus locaux sont vaguement consultés mais jamais écoutés.

Loin d’être un risque pour l’égalité, la décentralisation en est au contraire l’un des vecteurs modernes. Comment croire qu’une application réglementaire égalitaire et sans nuance à des territoires si divers pourrait encore, comme jadis, être juste ?

Loin d’être un poids pour la performance de notre économie, la décentralisation est le modèle qui permet de rapprocher décisions et investissements des vrais besoins.

Loin d’être un boulet pour les finances publiques, la décentralisation est la condition de la réforme de l’Etat, en supprimant les doublons qui ralentissent le temps de l’action publique.

Nous, élus de la République, appelons à l’avènement d’une nouvelle étape de la décentralisation : les libertés locales.

Les libertés locales, c’est d’abord un Etat respectueux des collectivités territoriales et de ses élus.Nous ne sommes pas des opérateurs de l’Etat mais des élus du suffrage universel. Tous les leviers de transformation de la France reposent sur des compétences partagées Etat/collectivités (développement  économique, transition écologique et énergétique, action sociale, mobilités, santé, éducation, numérique, formation, petite enfance…). Nous demandons un agenda partagé de réformes.

Les libertés locales, c’est le choix de l’innovation, du pragmatisme, et du bon sens, par la différenciation. C’est laisser les collectivités expérimenter. Pourquoi nos propositions pour coordonner les politiques de l’emploi, pour remettre à niveau les routes nationales ont-elles été balayées d’un revers de main ? La réforme constitutionnelle doit nous remettre sur le chemin de la République décentralisée.

Les libertés locales, c’est ensuite une concertation sincère entre l’Etat et les Collectivités.  La Conférence nationale des territoires qui n’était qu’un lieu de concertation formelle où l’Etat et les collectivités locales constataient leurs désaccords, est un échec. Il faut désormais inventer l’outil efficace du dialogue et de la négociation.

Les libertés locales, c’est le respect par l’Etat de ses engagements contractuels et de sa signature : la remise en cause des contrats de plan Etat-Régions, le transfert de charges sur les Départements de près de 11 milliards d’euros sur les allocations individuelles de solidarité et les mineurs non accompagnés, l’avalanche de normes et de réglementations sur les communes doivent cesser.

Les libertés locales, c’est la participation équitable de l’Etat aux côtés des collectivités au redressement des comptes publics : d’ici 2022 les collectivités locales vont contribuer à un désendettement de la France à hauteur de 50 milliards, alors que l’État va accroître l’endettement du pays de 330 milliards d’euros. A quand la réforme de l’Etat ?

Les libertés locales, ce n’est pas l’affaire réservée des élus locaux, des Communes, des Départements et des Régions, elle est celle des citoyens, l’affaire de la France, de son avenir et de sa démocratie. C’est un mouvement de tous les territoires unis pour une République décentralisée !

François BAROIN, Président de l’AMF

Dominique BUSSEREAU, Président de l’ADF,

Hervé MORIN, Président de Régions de France