Archives de catégorie : Histoire

Conférence : De l’Armorique à la Bretagne – 383-851

Dans le cadre des « Jeudis de l’Hermine » de Skol-Uhel ar Vro

Conférence le jeudi 6 décembre à 20h. 30
Centre Henry DUNANT – BLAIN

Par Alan VIAOUET

De l’Armorique à la Bretagne

383 – 851

En 383, l’Empire romain est en pleine déliquescence, « Maximus », imperator de Bretagne, envisage de s’emparer du trône de Rome. Pour cela, il fait débarquer ses troupes en Armorique. C’est le début des migrations des Bretons de leur île vers le continent qui perdurera aux V et VIème siècle.

La petite Bretagne s’organise, des royaumes voient le jour, ils s’associent ou ils se déchirent.

À leur frontière terrestre, le voisin franc lorgne sur ce territoire et veut l’annexer. Ses tentatives, tant violentes que politiques sont infructueuses. Louis le Pieux obtient une certaine stabilité en nommant un Breton, NOMINOE ou NEVENOE, comme gouverneur de Bretagne. La mort de Louis et le conflit entre ses fils vinrent à bout de cette tranquillité. NEVENOE, restant fidèle à sa parole donnée à Louis, se rebelle contre CHARLES II qu’il défait à la bataille de BALLON en 845. Il en résultera la naissance d’un pays nommé BRETAGNE comme l’atteste le traité d’ANGERS de 851. Pour cela, NEVENOE sera appelé « Tad ar Vro», le Père du Pays.

Alan VIAOUET, secrétaire de Skol-Uhel ar Vro, responsable de la section Histoire, nous exposera cette période de l’histoire de notre pays.

Conférence : «Histoire de Bretagne des origines à l’arrivée des Bretons» par Alan VIAOUET

Histoire du territoire de Bretagne avant les Bretons.

Les premières traces humaines dans le territoire que l’on appellera Armorique, remontent à moins 700 000 ans.

Ces traces se composent principalement : d’outils grossièrement taillés, ainsi que de vestiges de repas (surtout des os rongés).

Les traces du mésolithique sont plus nombreuses : on en trouve dans tout le territoire, surtout sur les côtes. Les outils se sont affinés, les premières traces d’habitation apparaissent.

Les vestiges du néolithique sont encore très présents.

L’âge de bronze est florissant en Armorique. De nombreuses mines d’étain permettent la fabrication d’outils dans cet alliage. La présence de nombreuses haches à douille de cette époque nous montre l’importance de cette économie. Vers la fin de l’âge de bronze, ces haches à douille ont dû servir de pseudo monnaies.

Il faut attendre l’arrivée des Celtes, vers le cinquième siècle avant J.-C., pour mieux connaître les us des autochtones. Au cours des ans, ils s’organisent en cinq cités.

En 57 av. J.-C., les troupes de César envahissent l’Armorique.

La période qui suit, l’époque gallo-romaine, est semble-t-il relativement calme. La structure des cinq cités est conservée, l’administration est gérée par des autochtones, comme semble l’attester la frappe de monnaie locale. Il y a également la présence de nombreuses voies romaines dont certaines sont encore visibles avec leur pavement.

Dans le cadre des Jeudis de l’Hermine, Alan VIAOUET vous propose un cycle de conférences à Blain (Loire-Atlantique). La première aura lieu le 4 octobre à 20h. 30 au centre Henri DUNANT, rue Saint-Laurent.

Marina Dédéyan : « Tant que se dresseront les pierres »

Marina Dédéyan : « Tant que se dresseront les pierres »

Je ne suis pas lecteur de roman !

Et je n’ai commencé à le lire cet ouvrage que par politesse vis-à-vis d’un éditeur (ou de l’auteure) qui avait envoyé à l’Institut culturel de Bretagne un service de presse…  et aussi car le sujet m’intéressait… avec une pointe de suspicion : un roman historique sur la Bretagne pendant la dernière guerre… On pouvait s’attendre à tout !

Et plus je suis rentré dans ce livre plus il m’a conquis !

Un roman… peut-être ?

Mais un roman intelligent et honnête,

qui donne la parole aux différents belligérants, qui ne juge pas cette époque avec nos yeux et nos références de lecteurs d’aujourd’hui, de lecteurs qui connaissent la fin de l’histoire, formatés qu’ils sont par 73 ans d’instrumentalisation politique de cette Histoire.

qui montre, y compris dans une même famille, les choix divergents d’êtres aussi sincères les uns que les autres, tous aussi déboussolés les uns que les autres par un contexte qui les dépasse, les aveugle, exacerbe les convictions, pousse aux choix ultimes qui leur semblent les seuls possibles.

qui montre que rien n’est binaire. Bons ou méchants ! Héros ou bandits ! Idéalistes ou traîtres ! Résistants ou terroristes ! Patriotes ou collaborateurs ! Qui montre que dans cette furie meurtrière les vrais coupables ne sont pas les victimes qui sont embarquées dans telle ou telle option mais les systèmes totalitaires et fondamentalement anti-démocratiques et irrespectueux des droits humains, qu’ils s’appellent jacobinisme français, états-nations belliqueux, bolchevisme, ou nazisme !

Un problème toujours d’actualité

Un roman sensible,

qui n’apprend rien sur plan historique à ceux qui ne sont pas contentés du catéchisme politiquement correct qui nous est servi depuis la « libération » mais qui nous fait vivre de l’intérieur le quotidien de doutes, de craintes, de colères, de peines, d’humiliations ou d’espoirs… Un ouvrage qui pose aussi la question de la transmission ou des non-dits d’une génération à l’autre… Un questionnement qui vous cueille, sans prévenir, implacablement !

Un roman ?

Mais un roman bien documenté et qui, mieux qu’un livre d’histoire, transmet l’histoire des mentalités, les raisons des actes et non seulement leurs résultats, les sentiments et non uniquement la rigueur trompeuse des seules sources écrites. Une documentation plus « historique » que bien des ouvrages qui s’autoproclament comme tel (sans même parler de ceux qui ne sont que des pamphlets partisans) et qui donne à l’ensemble une crédibilité qui contribue au drame et à l’émotion.

Un roman avec une belle écriture au service de l’expression des ressentis.

Un roman que je ne vous résumerai pas. Mieux vaut le lire !

Patrick Malrieu

Un Pays occupé (1789-Aujourd’hui), conférence le 1er Juin à Ponevez-Porzay.

Malgré le rôle moteur de la Bretagne aux prémices de la Révolution française, celle-ci lui a causé un tort considérable.

La confusion entre «abolition de privilèges» nobiliaires et dénonciation unilatérale du traité de 1532, fait brutalement passer la Bretagne, et ce en dépit du Droit, de son statut de «province étrangère» à son démembrement en cinq départements puis à sa partition sur deux régions administratives différentes tout autant qu’incohérentes.

Les Républiques françaises et empires, avec leurs politiques centralisatrices et guerrières, en font un pays sous-développé. Le fondamentalisme jacobin met en place un véritable ethnocide contre les langues et cultures autochtones.

Et pourtant, aujourd’hui, l’identité bretonne s’affirme toujours comme le montre sa vitalité et sa pluralité culturelle.

Alan VIAOUET cloturera le cycle des conférences de l’Hermine le 1er juin à 20h 30 à la salle municipale de PLONEVEZ-PORZAY.

26 mai : INAUGURATION du MÉMORIAL de la BATAILLE DE BALLON

Ce lieu historique est honoré depuis des siècles par les Bretons, les chroniqueurs y situant la victoire de Nominoë sur l’empereur franc Charles le Chauve, le 22 novembre 845. Ce succès militaire a permis à la Bretagne de devenir un royaume indépendant. L’association Poellgor Gouel Ballon a imaginé en 2014 un monument spectaculaire sur ce site.

Ce mémorial sera inauguré le 26 mai 2018 à 11h en présence de Clarisse LAVANANT.

Préalablement une ballade chantée partira de la place NOMINOE (Bain-sur-Oust) à 10h pour se rendre sur le site.

La Bretagne : une province étrangère, le 6 avril à 20h.30 à Plonevez-Porzhay (29)

Depuis 1532, la Bretagne a perdu son indépendance, mais reste autonome. Le Parlement gére la Provinve, sa fiscalité, son armée. Le commerce maritime, la Course et la Royale développe l’économie bretonne Mais les ingérences du pouvoir royal, les tentatives de fiscalisation jettent le trouble en Bretagne. Un vent nouveau se lève, un esprit de libération avec les prémices de la Révolution…

Cette conférence sera assurée par Alan VIAOUET, responsable de la section Histoire de Skol-Uhel ar Vro/Institut Culturel de Bretagne.

L’État breton (851-1532) : conférence le 2 février à 20h30 à Plonevez-Porzay

Même si la victoire de Nominoe sur le roi carolingien Charles II, le 22 novembre 845 à Ballon, est considérée par beaucoup comme l’acte fondateur de l’indépendance de la Bretagne, aucun document n’atteste ce fait.

Le traité d’Angers, en septembre 851, reconnaît le royaume de Bretagne et en fixe les frontières, qui resteront inchangées jusqu’en 1941.

L’indépendance sera perdue par l’Édit du Plessis-Macé du roi de France François Ier en 1532.

Alan VIAOUET, membre du bureau de Skol-Uhel ar Vro-Institut Culturel de Bretagne et président de la section « Histoire » de l’Institut, nous présentera, au fil des évènements marquants de cette période, l’histoire de la Bretagne souveraine.

Il évoquera la naissance du royaume de Bretagne, les incursions vikings, les premiers ducs souverains, la guerre de succession de Bretagne (1341-1365), l’âge d’or de l’indépendance et la perte de la souveraineté. Mais il mettra également en lumière la place de la Bretagne dans le concert international de cette époque.

Conférence de Thierry JIGOUREL : «Druides»

Dans le cadre des conférences de l’Hermine, le 03 novembre, conférence sur les Duides.
Salle Communale de Plonevez-Porzay ( près de l’église) à 20h. 30.

 Les druides … tour à tour , ils intriguent et fascinent . D’autant  que sur eux , longtemps , on a su peu de choses . Pour la bonne raison qu’ils ne confiaient  à l’écrit ni leur savoir  ni leur enseignement .   Non  qu’ils l’ignorassent , mais pour  eux   les signes   étaient coupables de figer une pensée  qui, selon leur philosophie , se devait d’être perpétuellement dynamique .  Ils utilisaient l’écriture grecque pour les  comptes .  Et réservaient les oghams , l’écriture sacrée  donnée par Ogmios , le dieu aux liens,  aux rituels de la divination .

Oui, qui  étaient-ils  , ceux que l’on a longtemps considérés comme les  » hommes du chêne » ,  en raison  de la parenté   entre druide et  dervos , le chêne en gaulois ? Qui étaient vraiment  ceux  dont on sait,  depuis les travaux de Dumézil, que le nom signifie en réalité les  » très savants  » ?   Quelles  étaient   leurs fonctions dans la société  celtique indépendante ?   Quelle était leur doctrine ?  Leur enseignement ? Leur philosophie ?   On a   vu dans la Guerre des gaules et  des textes irlandais , des druides chefs de  peuples et des druides guerriers . César affirme qu’ils pouvaient être aussi magistrats  et astrologues .  Avaient-ils d’autres  rôles ?

 Pratiquaient-ils la magie et,  comme les auteurs classiques l’ont affirmé , d’épouvantables sacrifices humains ?  Etaient-ils des sortes de shamanes ou  étaient-ils plus proches des brahmanes hindous ?   Quelle était la longueur de leurs études ? Le druidicat était-il ouvert  et accessible aux femmes ?

     D’où venait   l’institution druidique , et la doctrine des druides ?  Jusqu’à    quand les druides perdurèrent-ils ?  Et  pour quelles raison  disparurent-ils de l’Histoire ?

 Aujourd’hui,   ça  et là, on voit célébrer des mariages druidiques , des   » baptêmes » druidiques , voire des  funérailles druidiques.   Pour quelles raisons l’homme  d’un XXI e siècle  matérialiste et désenchanté se tourne-t-il  vers les   » très savants » et leurs descendants contemporains ?  Que recherchent-ils ? Qui sont  justement ces modernes enfants du chêne et du coudrier ?  Quels points  communs ont-ils   avec leurs  lointains ancêtres ?  Quel rôle  peuvent-ils avoir dans une société  vidée  de sacré et de spiritualité , dans une société  où le druide n’est plus associé  à la souveraineté ?

«Marie-Étienne PELTIER, capitaine corsaire de la République», le nouveau livre de Tugdual de LANGLAIS

Tugdual de LANGLAIS entraine ses lecteurs une nouvelle fois dans le monde maritime. Après la vie de L’armateur préféré de Beaumarchais, Jean Peltier Dudoyer, celui qui a aidé au transport de l’aide aux Insurgents américains et mené une vie passionnante jusque dans l’Océan Indien.

Dans ce nouveau récit, l’auteur nous fait suivre les aventures du fils de Jean Peltier, Marie-Étienne, capitaine au long cours, qui va devenir capitaine corsaire pendant la Révolution française.

Les Anglais seront ses premières prises et le hasard lui fera capturer un navire américain qui l’a agressé. Il se trouve ainsi être une des causes de la déclaration de la « Quasi-War » (Quasi-guerre) entre la France et le pays dont son père avait soutenu l’indépendance, les États-Unis.

Capturé lui-même plusieurs fois par les Anglais, il rentre toujours rapidement en France, sans doute grâce à son frère Jean-Gabriel, journaliste contre-révolutionnaire qui travaillait pour le Foreign Office à Londres… et représentait le premier roi d’Haïti auprès de Georges III d’Angleterre ! Période difficile à vivre, où les familles sont divisées.

La course le mènera dans l’Océan Atlantique Sud et à Saint-Domingue. Son goût de l’aventure lui fera rejoindre ensuite l’Océan Indien, comme son père, et même les Indes danoises. Madagascar verra la fin de cette vie passionnante.

Tugdual de Langlais, qui a vécu quelques années à Madagascar, est allé pour ses recherches en Angleterre, en Hollande, aux Canaries, aux Antilles, au Cap de Bonne-Espérance, à l’île de la Réunion, et à plusieurs reprises à l’Île Maurice. Il nous offre ici une recherche particulièrement bien documentée.

Patrick VILLIERS

Ce livre fait   240 pages, avec des illustrations en couleurs, édité chez Coiffard à Nantes, au prix de vente public de 27,50 €uros.

Présentation du film et du DVD : «Anna Breizh 2014» à Blain le 4 novembre

Le Comité Anne de Bretagne ainsi que Rémy et Nicolas Vallais ont le plaisir de vous inviter le samedi 4 novembre à 13h30 au cinéma Saint Laurent 9 rue du 11 novembre à Blain à la présentation du film Anna Breizh 2014 relatant la commémoration des 500 ans de la disparition d’Anne, dernière duchesse souveraine de Bretagne.

Cette projection en salle sera suivie d’échanges et d’un vin d’honneur. Le DVD du film sera disponible sur place au prix de 20 € TTC.

Le nombre de places étant limité, merci de nous indiquer très rapidement le nombre de places souhaitées ainsi que le nombre de DVD que vous souhaitez acquérir.

Réponse à: remi@remivalais-production.com ou au 06 83 04 34 69