Personnalités honorés de 1990 à 1999

En 1999,
à Nantes

Jean-Bernard VIGHETTI, Riwanon KERVELLA, Patrick MALRIEU, Denise DELOUCHE.

En 1998,
à Vitré

Goulc’han KERVELLA, Henri MAHO †, Pierre LOQUET, Anne CORRE † (Naig ROZMOR).

En 1997,
à Quintin

Jean-Jacques HENAFF, Jean L’HELGOUACH †, Raymond LEBOSSE †, Dodik JEGOU.

En 1996,
à Pont-L’Abbé

Pierre LE TREUT †, Rita MORGAN WILLIAMS, Joseph LEC’HVIEN †, André LAVANANT.

En 1995,
à Guérande

Jacques BRIARD †, Loeiz ROPARS †, Ivona MARTIN †, Lois KUTER, Jean FRÉOUR †.

En 1994,
à Vannes

Ivetig an DRED-KERVELLA †, Pierre LEMOINE, Yvonig GICQUEL †, Alan STIVELL.

En 1993,
à Dinan

Soeur Anna-Vari ARZUR †, Herry CAOUISSIN †, Yann POILVET †, Jean TRICOIRE †.

En 1992,
à Saint-Malo

Michel PHLIPPONNEAU †, Yvonne JEAN-HAFFEN †, Ronan HUON †.

En 1992,
à Rennes

Jordi PUJOL.

En 1991,
à Quimper

Georges LOMBARD †, Robert LE GRAND †, Pierre LAURENT †, Pierre-Jakez HELIAS †.

En 1990,
à Auray

Charlez AR GALL †, Chanig AR GALL †, Émile LE SCANV (GLENMOR) †, Joseph MARTRAY †, Albert TRÉVIDIC †.

En 1999,
à Nantes

Jean-Bernard VIGHETTI

Né en 1943 à Pontchâteau (Pays nantais) d’une mère cornouaillaise et d’un père aux lointaines origines piémontaises, Jean-Bernard Vighetti a fait des études d’histoire-géographie et soutenu une thèse de doctorat sur la naissance et le développement du tourisme dans la presqu’île guérandaise. Arrivé à Redon en 1969 en tant que chargé de mission au Comité de Coordination pour l’Aménagement des pays de Vilaine, il crée le premier pays d’Accueil Touristique de France. Il y a aussi créé le Groupement Culturel Breton des pays de Vilaine et lancé en 1975 le concours de chants traditionnels La Bogue d’or. Chargé du tourisme en milieu rural au Comité régional de tourisme, il a fondé l’ABRI pour promouvoir la randonnée en 1974, les Petites Cités de Caractère en 1975 et l’Association Régionale des Fermes Auberges (1977). Directeur de l’Office du tourisme de Rennes de 1980 à 2001, il a fondé les Tombées de la Nuit, festival de la création en Bretagne. Maire de Peillac (Pays vannetais), Jean-Bernard Vighetti est depuis plus de 30 ans un promoteur infatigable de la culture populaire et de la création bretonne.

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Denise DELOUCHE

Née à Rennes en 1935, elle est agrégée d’histoire-géographie mais s’est spécialisée ensuite dans l’histoire de l’art, dont elle a contribué, avec André Mussat, à créer l’enseignement à l’Université de Rennes-2. Sa thèse de doctorat, Les Peintres de la Bretagne avant Gauguin (1975) et ses nombreux travaux ultérieurs la font considérer comme la plus grande spécialiste actuelle de l’histoire de la peinture et des peintres en Bretagne. Elle a publié de nombreux livres et dirigé de nombreux ouvrages collectifs sur ces sujets, dont la revue Arts de l’Ouest. Denise Delouche est membre de l’Institut Culturel depuis sa création.

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Patrick MALRIEU

Né à Amboise (France) en 1945 de parents bretons, Patrick Malrieu a fait l’Ecole Estienne à Paris et, après son service militaire, est entré à l’imprimerie Brodard et Taupin à Paris, puis à l’imprimerie de Châtelaudren, où il a passé 10 ans, à l’imprimerie Oberthur à Rennes pendant un an et ensuite au journal Ouest-France. Il a également été responsable de l’impression des hebdomadaires du groupe. Ayant participé dès l’enfance à différents cercles celtiques, il a appris très jeune à jouer de la cornemuse, a appris le breton à Ker Vreizh et est bientôt devenu un grand connaisseur de la musique traditionnelle bretonne. Dès 1967, il se lance dans le collectage de chants traditionnels. En 1972, il crée l’association Dastum (recueillir) pour collecter tout ce qui pourrait l’être (70 000 chansons réunies aujourd’hui !) et ne cesse depuis d’œuvrer pour le développement et le rayonnement de l’association qu’il a présidée pendant 23 ans. Il a soutenu en 1998 à l’Université de Rennes-2 une importante thèse de doctorat sur la chanson populaire bretonne. Il est président du Conseil Culturel de Bretagne / Kuzul Sevenadurel Breizh de 2003 en 2009.

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Riwanon KERVELLA

Née en 1950 à Tréguier (Trégor), Riwanon Kervella est la fille du linguiste Frañsez Kervella et de Vetig an Dred, herminés en 1994. Etudes d’anglais et maîtrise de breton. Elle s’occupe depuis 1977 de Skol Ober, la plus ancienne école de breton par correspondance. Aujourd’hui, ce sont 400 personnes inscrites chaque année et 75 enseignants bénévoles qui les aident à apprendre et à se perfectionner en langue bretonne.

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En 1998,
à Vitré

Naig ROZMOR

Née à Saint-Pol-de-Léon en 1923, le breton est sa langue maternelle. Elle a d’abord écrit des contes publiés dans les revues Bleun Brug et Brud Nevez. Ses poèmes d’amour, publiés dans le recueil Karantez ha karantez ont obtenu le prix de poésie de l’Association des Ecrivains Bretons en 1980. La poésie est au centre de son œuvre avec la traduction de poèmes de Tagore et celle menée conjointement avec Jerzy Wielunski de poèmes écrits dans des langues minoritaires du monde entier. Passionnée par le théâtre, elle est entrée en littérature par un drame Ar Mestr, mis en scène avec succès par Strollad ar Vro Bagan -troupe de théâtre dont elle est membre depuis 20 ans-, mais elle a aussi su faire rire, avec une vingtaine de pièces pétillantes d’humour. Depuis 1979, elle a participé à de nombreuses émissions à la télévision ainsi qu’à la radio.

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Goulc’han KERVELLA

Né le 4 juillet 1951 à Plouguerneau (Léon) dans une famille de marins, Goulc’han Kervella fréquente le lycée Charles-de-Foucault à Brest, avant de s’engager dans des études de médecine en 1969. Il soutient une thèse de doctorat en 1982 ayant pour sujet La médecine dans la littérature de langue bretonne au XIXème et XXème siècles. Parallèlement, il se passionne pour le théâtre au sein de la troupe Strollad ar Vro Bagan créée en 1974. En 1982, il décide de devenir comédien professionnel. Depuis, il a écrit et créé, avec Strollad ar Vro Bagan, de nombreuses pièces de théâtre tant en français qu’en breton et fait un important travail de découverte du théâtre auprès des scolaires. La troupe a reçu le prix régional à la création en 1991 pour Ar Basion Vras. Auteur de plusieurs ouvrages et romans en breton en plus des pièces de théâtre, il s’intéresse aussi à la vie locale, il est maire-adjoint de Plouguerneau de 1983 à 2001 et président du Musée des goémoniers.

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Henri MAHO

Né en 1921, Henri Maho découvre le français à l’école où il doit subir « l’infâme symbole ». Ayant appris seul à écrire le breton, il collabore au journal de Loeiz Andouard, Arvor. A partir des années 50, il entreprend de nombreuses actions en faveur de la langue et de la culture bretonnes : il enseigne le breton à Bignan puis à Locminé, il fonde la revue An Doere, il publie de nombreux articles dans les journaux du pays de Vannes afin de sensibiliser les lecteurs notamment les jeunes, participe à la vie culturelle du pays de Baud- où son entreprise de bâtiment est installée- en créant une cinquantaine d’associations. Passionné par le patrimoine architectural, il répertorie les sites et monuments du pays de Baud et se bat, des années durant, au sein puis à la tête de Breiz Santel pour la sauvegarde et la mise en valeur des chapelles, croix, fontaines… Il décède le 12 juin 2008.

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Per LOQUET

Né le 9 janvier 1930 à Guérande (Pays nantais), Pierre Loquet participe dès l’âge de 14 ans à des actions de la Résistance. Parti à Angers en 1945 pour suivre des cours d’horticulture, il milite dans la J.O.C. Parallèlement, en 1946, il adhère au Cercle Celtique d’Angers, milite à Avel an Trec’h et se charge de trouver des militants pour Le Peuple Breton, mouvement et revue lancés par Joseph Martray. De retour à Guérande, il fonde avec J. Le Bihen et Georges Auclair le Cercle Celtique Bro Gwen Ran, en 1949. Membre du MOB dès 1957, il est quelque temps responsable du journal L’Avenir de la Bretagne. Localement, il milite pour la défense des marais de Guérande et le retour de la Loire-Atlantique dans la région Bretagne. En 1977, il quitte Guérande pour le Léon où il travaille au Crédit Mutuel de Bretagne ; il a été l’un des hommes qui ont permis l’émission de chèques en breton. Revenu à Guérande il se bat pour le cadre de vie dans la presqu’île et est, de 1981 à 2006, président de Skoazell Vreizh. Il est aujourdh’ui à la tête du Festival du Livre en Bretagne de Guérande.

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En 1997,
à Quintin

Raymond LEBOSSE

Né le 8 mai 1923 à Erbray (Pays Nantais), Raymond Lebossé poursuit des études secondaires au Loquidy à Nantes, puis, tout en travaillant, obtient une licence de droit. Son intérêt pour les langues l’amène à perfectionner son anglais et son espagnol, et à étudier successivement l’allemand, l’italien, le russe et le portugais, langues qu’il continue de perfectionner. Directeur de la S.A. des Fours à Chaux d’Erbray, après l’absorbtion de celle-ci par la SA Meac, il devient chef du service juridique de cette société jusqu’à sa retraite en 1988. Elu au conseil municipal d’Erbray en 1947, il y siègera sans discontinuer pendant 48 ans, étant successivement adjoint puis Maire de 1983 à 1995. Conseiller général de Loire-Atlantique de 1976 à 2001, il fut vice-président de la commission des affaires culturelles de cette assemblée qu’il représentera, étant chargé des questions culturelles bretonnes, à l’Institut Culturel de Bretagne, à l’ATCR, au Conseil Culturel et à Amzer Nevez.

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Jean L’HELGOUACH

Né le 22 avril 1933 à Meknès au Maroc. Ses études secondaires se déroulent à Rennes de 1943 à 1950, ainsi que ses études supérieures : licence en sciences naturelles (1955), docteur ès Sciences en 1966 pour sa thèse sur Les sépultures mégalithiques en Armorique. Directeur de recherche au C.N.R.S., il dirige la circonscription des antiquités préhistoriques des Pays de la Loire de 1969 à 1989. Ses fonctions l’ont amené à diriger de nombreux chantiers de fouilles archéologiques en Bretagne et dans l’ouest de la France. Enseignant de préhistoire à l’Université de Nantes, il est fondateur et responsable du Laboratoire de Préhistoire Armoricaine de cette université. Il collabore à de nombreux colloques et publications (administrateur de la Revue Archéologique de l’Ouest). Il est aussi le créateur de l’Association d’Etudes Préhistoriques et Historiques des pays de la Loire. Il disparait le 29 février 2000.

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Jean-Jacques HENAFF

Né le 10 mars 1938 à Pouldreuzic (Cornouaille). De l’école Notre-Dame de Penhors à Pouldreuzic à Saint-Yves à Quimper, puis du collège Stanislas à Paris à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales dont il est sorti diplômé en 1960, son cursus scolaire et universitaire s’est achevé par l’Université de l’Orégon (Etats-Unis) et l’Ecole Technique de la Conserve à Paris. Attaché de direction de 1963 à 1972, il est depuis 1972 PDG des conserves Jean Hénaff SA. Il a aussi été président de l’Union Interprofessionnelle Patronale du Finistère (1987-90), et membre de la Commission Industrie-Commerce du C.N.P.F. de 1986 à 1992. Il est membre de la commission « Relations avec la Distribution » de l’Association Nationale des Industries Agro-alimentaires (A.N.I.A.).

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Dodik JEGOU

Originaire du pays Bigouden, Dodik Jégou s’est installée en 1956 à Saint-Malo avec son mari Gwen, sculpteur. Céramiste, elle raconte de ses mains dès cette époque les légendes de Bretagne, les chants du Barzaz Breiz. Grâce à la municipalité de Saint-Malo, elle ouvre en 1990 la Maison Internationale des Poètes et Ecrivains, inaugurée par le Directeur de l’UNESCO, qu’elle anime comme elle avait su le faire pour le petit théâtre monté par elle, où elle recevait écrivains, chanteurs et artistes. Plus de 2000 écrivains et artistes de différents pays y sont venus depuis 12 ans.

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En 1996,
à Pont-L’Abbé

André LAVANANT

Né en 1951 à Lesneven (Léon), André Lavanant a passé son enfance à Plabennec. Marié, il est père de 5 enfants. Après avoir travaillé dans le commerce jusqu’en 1991, il est aujourd’hui chef d’entreprise. Il a suivi le développement des écoles Diwan depuis leurs débuts en 1977. C’est en 1979 qu’il prend une part active à leur combat : secrétaire de l’association en 1980, il en devient trésorier en 1981-1982. En 1983, il est élu à la présidence de Diwan, présidence qu’il quitte en 1989, puis retrouve de 1991 à 1997. Il fut aussi président du centre de loisirs An Oaled et président fondateur de l’association Stumdi. Il assure actuellement la présidence des associations Dizale (doublage en langue bretonne) et de Klub Embregerezhioù Breizh (club d’entrepreneurs).

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Joseph LEC’HVIEN

Né à Ploubazlanec (Pays briochin) en 1919, Joseph Lec’hvien entre à l’école primaire chez les Frères à Tréguier puis à Lannion, à l’Institution St-Joseph. Il poursuit ses études de théologie au Grand Séminaire de Saint-Brieuc. Directeur de l’école Saint-Pierre (aujourd’hui collège Diwan) à Plésidy de 1945 à 1970, il est depuis recteur de Kergrist-Moélou et Trémargat. Il a travaillé avec l’abbé Pierre Le Gall à la traduction et la publication de la Bible (Ancien Testament). Il anime aussi les éditions An Tour Tan, consacrées à l’édition de textes religieux.

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Pierre LE TREUT

Né à Dol en 1929 dans une famille originaire de Locronan, Pierre Le Treut a fait ses études secondaires à Rennes puis ses études supérieures à Maisons-Alfort. Muni de son diplôme de docteur vétérinaire, il a travaillé quelque temps à l’Institut Pasteur, puis à son retour de la Guerre d’Algérie, s’installe comme vétérinaire rural à Châteaugiron. A 35 ans, il s’engage dans la vie publique en devenant maire-adjoint de Châteaugiron (et maire en 1977). Conseiller général en 1995, conseiller régional en 1974, il devient vice-président délégué en 1983 et vice-président chargé de la culture en 1986. Très actif sur tous les terrains de la mise en valeur du patrimoine et du soutien à la création culturelle en Bretagne, il a été de 1986 à 1998 Président de l’Institut Culturel de Bretagne. Il est décédé le 4 février 2004.

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Rita WILLIAMS

Née au Pays de Galles, Rita Morgan Williams décide grâce à une bourse d’étude de découvrir un pays alors inconnu d’elle : la Bretagne. Elle se passionne pour la langue bretonne lors d’un stage de Kamp Etrekeltiek ar Vrezhonegerien pendant lequel elle a Ronan Huon pour professeur. En 1985, elle soutient une thèse de doctorat sur un aspect de la grammaire du moyen breton. Elle enseigne à l’Université de Dewi-Sant de 1966 à 1971, date à laquelle elle revient à l’Université d’Aberystwyth pour enseigner le breton et le cornique. Depuis 37 ans, elle vient au moins deux fois par an en Bretagne. Elle a publié de nombreuses études et traductions sur la langue et la littérature bretonnes, dont un dictionnaire gallois-breton.

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En 1995,
à Guérande

Jacques BRIARD

Né à Saint-Malo en 1933, Jacques Briard, après de brillantes études universitaires en sciences naturelles, est entré au Centre National de la Recherche Scientifique en 1955 comme archéologue. Les nombreux chantiers de fouilles auxquels il a participé et qu’il a dirigés, en Bretagne et à l’etranger, ont fait de lui un des grands spécialistes de l’âge du Bronze en Europe, connu pour ses nombreuses publications scientifiques mais également pour son œuvre de vulgarisation. Très attaché à la culture bretonne, il a notamment collaboré aux publications d’Ar Falz/Skol Vreizh (la Faux/Ecole bretonne). Il est décédé le 14 juin 2002.

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Jean FREOUR

Né à Nantes en 1919, Jean Fréour a senti de bonne heure naître en lui une vocation pour la sculpture et il est entré en 1936 à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. En 1952, il part à Madrid pour un an, comme pensionnaire à la Casa Velasquez. Fixé depuis de longues années au bourg de Batz, dont il a même été maire pendant une brève période, il n’a cessé de poursuivre une œuvre à la fois profane et sacrée, travaillant les matériaux les plus variés et souvent inspiré par la Bretagne. On trouve aujourd’hui des statues de lui dans les cinq départements bretons mais aussi en Belgique, en Italie, en Côte d’Ivoire et au Bénin. Il a réalisé en 2002 la statue d’Anne de Bretagne ornant, à Nantes, l’entrée du château des Ducs. Il disparait le 10 juin 2010.

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Lois KUTER

Née aux Etats-Unis, Lois Kuter est docteur en ethnomusicologie. Ses recherches, à partir de la musique irlandaise, l’ont amenée à s’intéresser à la musique bretonne puis à la culture bretonne dans son ensemble et elle en est devenue l’ambassadrice très active en Amérique du Nord. Membre fondatrice du comité international pour la défense de la langue bretonne et responsable de sa branche aux Etats-Unis, elle édite depuis 1980 un remarquable bulletin d’information en langue anglaise sur la Bretagne, Bro Nevez (pays nouveau). Elle a également produit plus de 120 émissions de radio sur la musique bretonne.

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Ivona MARTIN

Née le 23 septembre 1907 à Saint-Marc (faubourg rattaché à Brest), Ivona Martin a été dès sa jeunesse intéressée par la langue bretonne. Sous le nom de plume de Barba Ivinek, elle a ainsi fait paraître des nouvelles dans le journal Arvor et la revue Al Liamm. Parallèlement à sa carrière professionnelle dans la banque, elle a assumé sans relâche la gestion et le secrétariat de la revue mensuelle Ar Bed Keltiek (le monde celtique), dirigé depuis Dublin par Roparz Hemon. Elle a été enseignante au cours de breton par correspondance Skol Ober, fondé en 1932 à Douarnenez par Marc’harid Gourlaouen. Amie d’Añjela Duval, c’est elle qui l’a encouragée à écrire en langue bretonne et à publier ses œuvres. Elle nous a quitté en 2005.

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Loeiz ROPARS

Né à Poullaouen (Cornouaille) en 1921, Loeiz Ropars a fait des études universitaires à Rennes puis, à partir de 1946, a mené une carrière d’enseignant de lettres classiques dans des collèges et lycées publics. Passionné de culture bretonne, il a également enseigné pendant de nombreuses années la langue bretonne ainsi que la danse et le chant traditionnels (le kan-ha-diskan, en particulier). Fondateur de l’association Al Leur Nevez (l’aire nouvelle), il a été l’élément moteur principal de la relance des festoù-noz en Cornouaille dans les années 1950 puis de leur extraordinaire expansion dans toute la Bretagne.

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En 1994,
à Vannes

Ivetig AN DRED-KERVELLA

Née en 1923 à Langoat, près de Tréguier, Yvette Le Dret (en breton, Ivetig an Dred) est l’aînée d’une famille brittophone de sept enfants. En 1947, elle a épousé Frañsez Kervella, aussi connu sous son nom de plume Kenan Kongar, écrivain et surtout grand grammairien breton. Avec son époux, elle s’est consacrée activement à la promotion de la langue bretonne, collaborant à plusieurs revues, dont Barr-Heol et Al Liamm, et publiant un livre de cuisine en breton sous le pseudonyme de Soaz an Tieg. Ivetig an Dred a obtenu à l’Université de Rennes-2 le diplôme d’études celtiques et est devenue à partir de 1972 professeur et correctrice à l’école d’enseignement du breton par correspondance Skol Ober. Elle nous quitte le 15 juin 2009.

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Yvonig GICQUEL

Né à Josselin (Pays vannetais) le 26 juin 1933, Yvonig Gicquel a fait ses études supérieures à la Faculté de droit de Rennes puis à Paris à l’Institut des Sciences Politiques. Il est entré à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Morbihan, dont il est rapidement devenu directeur général y faisant toute sa carrière jusqu’à son départ fin 1993. Président-fondateur du Cercle celtique de Josselin, il a assuré la présidence de la confédération culturelle Kendalc’h de 1973 à 1982. En 1976, il a négocié avec un conseiller de l’Elysée le projet de Charte Culturelle de la Bretagne annoncée par le président de la République Valéry Giscard d’Estaing à Ploërmel en février 1977. Il est ensuite devenu, de 1983 à 2003, président de Coop Breizh, société d’édition et de diffusion du livre et du disque bretons. Historien et écrivain passionné par la Bretagne, Yvonig Gicquel a publié plusieurs livres, participé à divers ouvrages collectifs et collaboré à de nombreux journaux et revues. Il a été président de l’Institut Culturel de Bretagne de 1998 à son décès en 2008.

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Alan STIVELL COCHEVELOU

Né le 6 janvier 1944 d’une famille de Gourin-Pontivy, Alan a vécu son enfance dans la diaspora parisienne. Il étudie le piano à 5 ans, puis, dès mai 1953, découvre la 1ère harpe celtique bretonne reconstituée au 20ème siècle (la Telenn Gentañ conçue et construite par son père, après de longues recherches). Son premier morceau interprété en public en novembre 1953 à la Maison de la Bretagne à Paris, suivi de l’Unesco, de la cathédrale de Vannes, de l’Olympia, etc, déclencha la renaissance de la harpe celtique. Dés lors, il se consacre essentiellement à l’étude de la musique celtique, dont il développe le concept et s’initie au breton, au gallois, au gaélique, à l’habitat, à l’art, à l’histoire et à la mythologie celtiques. Il entre, fin 1954, aux scouts et au bagad Bleimor, dont il deviendra plus tard penn-soner, l’amenant, avec ses compères, au titre de champion, qu’il remporte également comme sonneur de couple (avec Youenn Sicard) en 1966. La même année, il chante au Centre Américain à Paris, devient Alan Stivell et signe, dés l’année suivante, son premier contrat international avec Philips (Universal). Dès 1968, il chante et joue au Queen Elizabeth Hall à Londres. Sa notoriété s’amplifie ensuite rapidement : bien sûr l’Olympia (février 1972), mais aussi les grands festivals rock et les plus grandes salles d’Europe, d’Amérique et d’Australie. Il a enregistré une trentaine d’albums à ce jour.

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Per LEMOINE

Né à Maël-Carhaix (Cornouaille) le 4 août 1927, Pierre Lemoine fait des études de mathématiques et d’architecture et devient architecte en 1954. Il apprend le breton avec Marc’harid Gourlaouen et les cours par correspondance de Skol Ober ainsi que ceux dispensés au foyer culturel breton de Paris Kêr-Vreiz. Il a participé régulièrement pendant 10 ans au Kamp Etrekeltiek ar Vrezhonegerien avec Vefa de Bellaing, Xavier de Langlais et Ronan Huon. En 1955, Pierre Lemoine crée à Brest avec d’autres militants bretons, la revue Ar Vro puis par la suite Jeune Bretagne et L’Avenir de la Bretagne. Il fera également partie de l’équipe qui créera et dirigera le Mouvement pour l’Organisation de la Bretagne. Membre de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes dès ses débuts en 1949, il en est le vice-président pour l’Europe de 1980 à 1986 puis le président de 1986 à 1990. Il la représente auprès du Conseil de l’Europe depuis 1990 dont il est membre de la Commission Parlementaire -ONG-.

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En 1993,
à Dinan

Anna-Vari ARZUR

Née en 1921 à Plouvien (Léon) dans une famille paysanne bretonnante et aînée de 11 enfants, Anna-Vari Arzur est entrée en 1939 au noviciat des Sœurs de l’Immaculée à Saint-Méen-le-Grand. En même temps, elle a poursuivi des études scientifiques. Licenciée ès sciences physiques et mathématiques, elle a enseigné ces deux matières de 1945 à 1986 mais, à partir de 1970, elle s’est mise à enseigner également le breton. Devenue conseillère pédagogique pour l’enseignement catholique du Finistère, elle a été une ardente militante de l’enseignement de la langue et de la culture bretonnes à l’école. Dans ce but, elle a créé une revue mensuelle Ero Nevez (nouveau sillon) et des livrets d’enseignement et elle a fondé en 1982 le centre culturel Skolig al louarn (la petite école du renard) à Plouvien. Elle est aussi à l’origine de la réalisation et de la publication de plusieurs livres très originaux, conçus dans le cadre de Plans d’action éducative, ayant pour auteurs des milliers d’enfants des cinq départements bretons.

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Herry CAOUISSIN

Né le 7 mai 1913 à Pleyber-Christ (Léon), Herry Caouissin a débuté dans le journalisme pour la jeunesse dès 1930 en entrant à Cœurs Vaillants où il a côtoyé Hergé, Le Rallic, Marijac, Jean Nohain… Rentré en Bretagne en 1932, il est devenu le secrétaire de l’abbé Yann-Vari Perrot, fondateur du Bleun-Brug (fleur de bruyère), mouvement de jeunesse catholique mettant en valeur la culture bretonne, et directeur de la revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne). Avec lui, Herry Caouissin créa en 1933 une revue pour les enfants, Feiz ha Breiz ar vugale, dans laquelle, en 1934, paraîtra la première bande dessinée bretonne. Herry Caouissin sera lui-même le secrétaire général du Bleun Brug de 1934 à 1948. En 1939, il fait l’acquisition d’une imprimerie à Landerneau et, avec son frère Ronan, lance en 1940 le journal illustré Ololê qui aura une grande diffusion, en même temps qu’il publie plusieurs livres pour la jeunesse, tant en breton qu’en français. En 1952, avec ses frères Ronan et Perig, il fonde la firme cinématographique Brittia Films, qui réalisera une demi-douzaine de films et devra s’arrêter faute de capitaux. Très actif aussi dans le domaine du théâtre dès 1937, il a mis en scène de nombreuses pièces en breton et en français et réalisé un grand nombre d’émissions de radio sur la matière bretonne. Il est décédé le 12 février 2003.

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Yann POILVET

Né le 3 août 1927 à Landéhen (Pays briochin), Yann Poilvet a fait toute sa carrière dans le journalisme, entrant en 1945 comme rédacteur au Maine Libre, puis devenant en 1946 rédacteur en chef de Marianne au Combat, Le Nouveau Journal et Paris banlieue, et en 1947 L’Espoir. De 1948 à 1959, il dirige Le Journal de Seine-et-Oise et La Gazette de l’Ile-de-France. Directeur de La Tribune républicaine de 1950 à 1953, il devient P.D.G du Moniteur en 1958, directeur de Notre République puis de L’Avenir de l’Ile-de-France Sud. En 1962, il devient rédacteur en chef de La Vie bretonne, la revue du C.E.L.I.B. et, en 1969, crée Armor Magazine, mensuel dont il est toujours le directeur. Yann Poilvet a été élu en 1979 vice-président du syndicat national des publications régionales. Il a aussi été vice-président de l’association Bretagne-Irlande, co-fondateur du Secours Populaire Interceltique (S.P.I.) et chancelier de l’Association des Ecrivains Bretons.

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Jean TRICOIRE

Né à Saint-Martin-des-Noyers (Vendée) le 28 janvier 1921, Jean Tricoire a fait à Nantes ses études de médecine, se spécialisant dans la pneumo-phtisiologie. Après avoir soutenu une thèse sur Les processus de guérison des cavernes pulmonaires tuberculeuses en 1946, il s’installe à Châteaubriant où il fera toute sa carrière comme médecin pneumo-phtisiologue, devenant dès 1950 membre de la Société française de pathologie respiratoire et en 1960 membre de l’Association internationale d’asthmologie. Marié à une bretonne de Glomel dont la mère ignorait le français, il se lance à partir de 1948 dans l’étude du breton et conçoit ensuite une méthode d’apprentissage du breton avec disques et livrets (publiée en 1955 et en 1963 et plusieurs fois rééditée depuis). Après le décès de Pierre Mocaër en 1961, Jean Tricoire est élu à Quimper président de la Fondation Culturelle Bretonne. La même année, il fonde le Cercle celtique de Châteaubriant et poursuit un vaste travail de collecte du patrimoine oral, des contes, des chants et aussi des danses du pays de Châteaubriant. Il est décédé le 17 mars 1994.

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En 1992,
à Saint-Malo

Ronan HUON

Né en 1922 à Saint-Omer (Pas-de-Calais) dans une famille trégorroise, Ronan Huon fait ses études à Lannion, puis à l’Université de Rennes. Co-fondateur de plusieurs associations, il lance en 1945, avec Pol Le Gourierec, la revue Tir na nog. Directeur de la revue Al Liamm en 1949, il crée, la même année, les éditions Al Liamm. Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages. Il est décédé le 17 octobre 2003.

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Yvonne JEAN-HAFFEN

Née en 1895 à Paris. En 1925, Yvonne Jean-Haffen rencontre Mathurin Méheut dont elle devient l’élève. Dès l’année suivante, elle se rend en Bretagne où elle s’installe définitivement, en 1939, dans la maison achetée deux ans auparavant. Etudiant et travaillant avec Mathurin Méheut, elle s’attache à restituer l’âme de la Bretagne. A la mort de Mathurin Méheut, elle se bat pour sauver la maison du maître à Lamballe et la transformer en un musée dont elle assure la direction jusqu’en 1993. Elle est décédée le 21 novembre 1993.

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Michel PHLIPPONNEAU

Né en 1921 à Clamart. Agrégé de géographie, docteur ès lettres. Membre actif du C.E.L.I.B. de 1952 à 1967. Son œuvre la plus connue Debout Bretagne (1970) retrace vingt années de son combat au service de la Bretagne. Professeur émérite de l’Université de Haute-Bretagne, Michel Phlipponneau a été membre du Conseil Economique et Social de Bretagne.

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Jordi PUJOL i SOLEY

Né en 1930 à Barcelone. Docteur en médecine de l’Université de Barcelone, Jordi Pujol i Soley rejoint très jeune la résistance à Franco dans la défense de la démocratie et de l’identité catalane. Fondateur en 1974 du parti politique Convergencia Democratica de Catalunya, il en assure le Secrétariat Général. Il exerce six mandats à la présidence de la Generalitat de Catalogne de 1980 à 2003. Européen convaincu, il est président de l’Assemblée des Régions d’Europe de 1992 à 1996. Il est considéré comme le symbole vivant du renouveau contemporain de la Catalogne.

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En 1991,
à Quimper

Pierre-Jakez HELIAS

Né en 1914 à Pouldreuzic (Cornouaille). Enfance rurale baignée dans la langue bretonne. Professeur agrégé de Lettres à l’Ecole Normale du Finistère, Per-Jakez Helias poursuit une carrière littéraire brillante. « Conteur enraciné » dans son terroir, toute son œuvre, tout son combat sont nourris de la civilisation de l’oral à laquelle il appartient. En 1975, l’ouvrage Le Cheval d’Orgueil lui apporte une reconnaissance internationale. Il est décédé le 13 août 1995.

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Pierre LAURENT

Né en 1904 à Brest. Pierre Laurent apprend la langue bretonne à quinze ans puis entre à Polytechnique en 1922. De 1947 à 1956 il est président de Ker Vreiz, le foyer culturel breton de Paris. Jusqu’en 1973 il est vice-président de l’Union Fédéraliste des communautés ethniques européennes. Puis élu président de l’Union Régionale Bretonne de l’Environnement (U.R.B.E.), il entre à ce titre au Comité Economique et Social régional. Il a participé à l’élaboration de la Charte Culturelle et à la mise en place de l’Institut Culturel de Bretagne. Il est décédé le 17 novembre 2002.

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Robert LE GRAND

Né en 1919 à Plouay (Pays vannetais), Robert Le Grand lance en 1947 le cercle celtique « Ar Vro Wenn » en presqu’île guérandaise. De 1955 à 1973 il occupe le poste de secrétaire administratif de Kendalc’h. Il crée le journal Breiz en 1956 et la Coop Breizh en 1957, qu’il dirige de 1962 à 1982. Il participe à l’ouverture de Ti-Kendalc’h à Saint-Vincent-sur-Oust, et à partir de 1981 il est administrateur de Kendalc’h. Il est décédé le 13 décembre 2008 à Guémené-Penfao.

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Georges LOMBARD

Né en 1925 à Paris. Après des études secondaires Georges Lombard se porte vers les études de droit et le métier d’avocat, qu’il exerce au barreau de Brest dès 1949. En 1958 il entame une riche carrière politique en devenant député du Finistère. Maire de Brest de 1959 à 1973, il entre à la Communauté Urbaine de Brest, dont il est le premier président de 1974 à 1977, puis de 1983 à 1989. Il est conseiller général jusqu’en 1973, sénateur jusqu’en 1989 puis conseiller régional. De 1972 à 1974 il est président du C.E.L.I.B. et premier président de l’Institut Culturel de Bretagne, de 1981 à 1986. Décorations : Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier des Palmes Académiques (France), Chevalier de l’Ordre de Léopold (Belgique). Il nous quitte le 13 septembre 2010.

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En 1990,
à Auray

Charlez AR GALL

Né à l’Hôpital-Camfrout (Cornouaille) en 1921 dans un milieu bretonnant. Instituteur à Brest, Charles Le Gall collabore aux émissions en breton de la radio dès 1947, en devient le responsable à partir de 1958, puis à partir de 1964 à la télévision jusqu’en 1975.

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Chanig AR GALL

Epouse de Charles LE GALL, elle a été sa collaboratrice pendant des années, elle a aussi joué dans de nombreuses pièces de théâtre en breton et beaucoup œuvré en faveur de la poésie.

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GLENMOR (Emile LE SCANV)

Né à Maël-Carhaix (Cornouaille) en 1931, Emile Le Scanv a été licencié en philosophie. Il a commencé à chanter en 1958 et a pris un peu plus tard le nom de Glenmor. Son engagement pour la défense de l’identité bretonne en a fait la figure emblématique du mouvement de renaissance musicale des années 70. Il a fait paraître une vingtaine de disques et aussi une dizaine de livres. Il est décédé le 18 juin 1996.

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Joseph MARTRAY

Né à Lamballe en 1914, Joseph Martray embrasse d’abord la carrière de journaliste. Fondateur du C.E.L.I.B., il en a été pendant de nombreuses années le secrétaire général. Vice-président du C.E.S. de Bretagne de 1974 à 1981, il a également été vice-président de l’Institut Français de la Mer à partir de 1980. Joseph Martray est l’auteur de nombreux articles et ouvrages en rapport avec la Bretagne, dont plusieurs écrits en commun avec Jean Ollivro. Il est décédé le 1er juin 2009.

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Albert TREVIDIC

Né à Plouguer (aujourd’hui Carhaix-Plouguer) en 1921 dans un milieu bretonnant, instituteur puis économe à l’hôpital de Carhaix, il a consacré sa vie à la défense de la langue et de la culture bretonnes (promoteur de la lutte bretonne) à la tête du Cercle Celtique de Carhaix fondé par lui.

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