La Bretagne de A à Z

DRUIDE / DROUIZ


Le nom druide signifierait « les très savants ». Dans un sens traditionnel, il désigne les hommes de la connaissance, les sages de la Celtie, semblables aux brahmanes de l'Inde, avec lesquels il existe de nombreuses similitudes. Son nom irlandais est drui ; en gaulois, druis. Ils étaient les dépositaires de la tradition celtique, les piliers de la société. C'est la raison pour laquelle ils ont été pourchassés par les légions de Jules César lors de la conquête de la Gaule et de l'Ile de Bretagne*.
Le terme de druide s'appliquait à tous les membres de la classe sacerdotale. Il assumait diverses fonctions ou spécialisations : prêtre, juge, enseignant, poète, médecin, mage...
Son rôle politique et religieux le plaçait au-dessus du chef de tribu. Il officiait dans un sanctuaire appelé nemeton. Quatre fêtes majeures marquaient le calendrier celtique, où le druide avait un rôle prépondérant :
Imbolc (1er février) : fête de lustration et de fécondité qui marquait la fin de l'hiver.
Beltan ou Beltaine (irl.) (1er mai) : fête du feu de Belenos, le dieu solaire.
Lugnasad (1er août) : nom irlandais donné en l'honneur du dieu Lug. Fête royale qui célèbre le début de l'automne.
Saman ou Samhain (irl.) (1er novembre) : fête militaire obligatoire. On célèbre les morts, les ancêtres. La tradition a été christianisée par la Toussaint.
N'ayant pas laissé de trace écrite, la tradition druidique s'est dissoute dans la chrétienté : son savoir s'est transmis aux moines et aux bâtisseurs de cathédrales.
Dans le domaine poétique, les bardes* gallois et les filid irlandais conservèrent un style de poésie et de versification propre jusqu'à nos jours.
Actuellement, il existe plusieurs groupements néo-druidiques en Bretagne. (Voir Gorsedd*.)


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